Le profond dégoût du président sortant

Bonjour,

Le 18 septembre 2000 j'étais élu président du Tir Sportif Saint-Lois. Ce fut un honneur pour moi d'être au service des membres du club, mais jamais je n'ai voulu en tirer gloire .

Le 21 septembre 2020 je quitterais cette fonction, non sans regret, mais peiné par l'attitude de certains membres du Conseil d'Administration.

C''est vrai, ils sont déçus et aussi certains licenciés, surtout les tireurs du 200 mètres qui se sont vus refoulés du stand militaire pour la raison avouée par le commandant de gendarmerie d'alors. "C'était pour un problème du coût d'entretien de la butte de tir ".

Il est vrai dès que le Ministère de l'intérieur a eu en gestion ce stand, les relations sont devenues complexes. Des directeurs de tir ont du être désignés et une surveillance discrète mais efficace avait été mise en place par la gendarmerie.

Il est aussi vrai que du temps où c'était La Direction du Génie d'Angers qui gérait ce stand, c'était beaucoup plus plus cool. Il faut dire que le nombre de tireurs était moindre.

Du fait de la création des disciplines TAR, ce nombre a considérablement augmenté et l'attitude des tireurs a aussi changée. Ils se croyaient par erreur, chez eux et se comportaient d'une manière assez différente.

Le couperet est tombé et l'autorisation a été supprimée. Les militaires étaient chez eux et ils avaient de gros frais d'entretien. De plus les réservistes devaient venir tirer, car il n'existe que peu de stands comparables.

Il fallait donc absolument à tout prix trouver un terrain aménageable :  quatre terrains ont été successivement repérés.

- Le premier à Guilberville, mais il servait de dépôt aux gravats de l'A84, le Maire aavait  été contacté verbalement et par écrit mais aucune suite donnée.

- Le second appartenait à une indivision et était situé en zône partiellement humide près de Villedieu. Il fallait acquérir ce terrain et l'aménager et nous n'avions pas le financement.

- Le troisième était situé au Dézert, le Maire comme tout bon politique était très favorable, mais il fallait faire appel à des engins de chantier pour décaisser. Lorsque j'ai rencontré ce Maire et lui ai fait part de ces travaux, il m'a aussitôt mis en garde car le terrain était en zône humide avec de l'argile blanche à un mètre de la surface. Il m'avait fait part des problèmes d'une entreprise qui après creusement avait voulu encaisser avec des cailloux, mais ceux-ci avaient immédiatement été absorbés par cette argile. De plus en dessous de celle-ci existe une nappe phréatique qui dessert l'agglomération saint-loise en eau potable.

- Le quatrième terrain était situé en bordure l'aérodrome de Lessay et paraissait convenir. J'avais écrit au Département de la Manche, propriétaire du terrain. Le service de la DREAL de Normandie avait interrogé et avait émis un avis défavorable car il ne fallait pas empêcher le gibier à poil de passer et ne pas abattre les arbres. C'était décevant car une étude très poussée avait été réalisée. Le département avait demandé un plan de financement. J'étais allé consulter le Crédit Agricole, mais lorsque que j'ai précisé que nous n'avions en apport que nos économies et en recettes les cotisations des licenciés. Il m'avait été répondu que le dossier était trop fragile et qu'il n'était pas utile de déposer un dossier car il en découlerait un avis défavorable.

J'avais alors proposé que chaque membre apporte une certaine somme pour améliorer le financement. J'étais le seul à proposer une certaine somme, tous les autres regardaient leurs chaussures !

Au final, le Maire Mr Tarin, alors Maire de Lessay m'avait téléphoné et m'avait informé qu'il ne soutiendrait pas le projet car il sortait de dix années de procédures juridiques pour le terrain du karting.

Depuis le début, certains membres (rêveurs) me critiquent  et me reprochent ouvertement et sans respect que je n'aurais pas été assez combatif, que j'aurais mal défendu le dossier ?. Mais on ne tond un oeuf !

La vrai solution, c'était que le Comité départemental de tir aurait dû s'en occuper et proposer un projet commun à plusieurs clubs. Je l'avais avancé, mais essuyé un refus, ça n'était pas intéressant à ce moment là, mais les mentalités évoluent et les tireurs se dirigent de plus en plus vers le tir de loisir.

En ce moment certains membres du club espèrent toujours un miracle. Malheureusement du fait de la survenue de la COVID -19, il n'y a plus de financement possible. En effet, il ne faut pas compter sur l'aide des entreprises qui à la suite de la crise sanitaire rencontrent de graves difficultés financières et ont autre chose de plus important à penser.

De plus une très mauvaise nouvelle arrive : la fin de l'extraction du plomb en 2024 car les gisements s'épuisent au niveau mondial.

Pensez-vous honnêtement qu'un sponsor va se risquer à aider le tir qui n'est pas très bien vu. L'Europe attaque la France et essaie par tous les moyens de faire durcir la règlementation sur les armes.  Au plan sportif, la Normandie a un effectif de 11 000 tireurs et seulement 680 participent au championnat de Normandie Indoor, mais il faut respecter le choix des tireurs de loisirs qui apportent leur contribution financière non négligeable à notre sport. Les disciplines TAR, certes  des disciplines franco-françaises mais elles sont très attractives, vivantes, et elles  attirent de plus plus de personnes. Mais malheureusement nous sommes dans le bocage et il est loin le temps où les habitants étaient plus tolérents avec le bruit. C'est le chacun pour soit.

C'est pourquoi ils faut que les tireurs restent unis et fassent un effort de vulgarisation afin de tenter de faire changer les mentalités en notre faveur.

Pour revenir à notre club, certains ont la mémoire courte, se souviennent-ils de l'état du stand au moment de ma prise de fonction et des travaux et investissements réalisés depuis 20 ans ?

L'attitude méchante de certains a totalement découragé les encadrants diplômés de l'Ecole de Tir et la Section Compétition. Ces deux sections sont de fait supprimées. Il n'y a plus un seul diplômé FFTir. Par ailleurs, savent-ils qu'un encadrant diplômé ne peut s'occuper de plus de huit tireurs par pas de tir. En cas de non respect du quota, s'il arrivait un accident qui serait responsable au pénal ? : le président.

Laissons donc les rêveurs à leurs rêves, mais le réveil sera difficile. Surtout que notre stand est envahi par des particules de plomb qui sont néfastes pour la santé (Certains tireurs commencent à présenter des taux alarmants. Vous êtes donc tous encouragés à vous faire prescrire cette analyse de sang qui est totalement remboursée.

Dernière info, un trio a organisé une réunion préalable au futur vote. Une bonne dizaine de futurs membres du CA se sont réunis mardi 27/08 pour tirer des plans sur la comète autour d'un repas. On connait les noms des futurs dirigeants. C'est très décevant !...Le meilleur candidat à la présidence pour lequel j'avais fait l'effort de rester quatre années de plus pour qu'il atteigne la retraîte s'est seulement contenté du poste de trésorier, alors que lui a les qualités requises. Il sait organiser, c'est un très bon !. J'espère qu'il va avoir le courage d'affronter ces quelques irresponsables qui ne respectent pas le Protocole du déconfinement...car ils ne sont bons qu'à bavasser, qu'à critiquer et ne sont même pas capables de nettoyer une carabine correctement....

Un club de tir ce n'est pas un endroit où on ne pense qu'à manger et boire ou faire boire des boissons alcoolisées (le plus grave c'est que ceux qui offrent ce genre de boissons, sur leurs fonds propres,  en consomment, eux, très peu) alors que c'est rigoureusement interdit par le Règlement Intérieur, ce n'est pas non plus un endroit où on essaie de jouer de la musique !. C'est un club de tir pas un cabaret.

Vous aurez compris qu'il se passe quelque chose d'anormal dans ce club, le réglement intérieur n'est pas fait respecter, le Protocole de déconfinement non plus car les permanents n'accomplissent pas leurs missons précisées sur celui-ci, c'est à dire désinfections de tous les points de contacts, vider les poubelles etc.

Aussi ne me représentant pas, je dégage toutes responsabilités s'il venait à ce produire un incident, voire même un accident par la suite.Il appartient aux autorités de prendre les mesures qui s'imposent pour régler le probième.

Le président

A méditer : Courteline  disait : "C'est une volupté de passer pour un idiot aux yeux des imbéciles"

 

Date de dernière mise à jour : 21/09/2020